Portrait en technique mixte avec des collages qui dépassent du contour de la toile. Au centre il y a la tête d’une jeune femme aux cheveux courts, les yeux fermés la tête penchée en arrière, vue de face. Elle porte un collier de perles avec une pierre au milieu. Sur la moitié gauche de la toile, il y a sur l’épaule de la femme une femme poète torturée avec un stylo dans la main et une robe couverte d’écritures. Tout autour d’elle il y a un pot d’encre, une machine à écrire, et plein de feuilles. Sur la droite de la toile il y a une showgirl portant un corset, un boa et une coiffe de plumes. Tout autour d’elle il y a des éventails en plumes, des fleurs, des pétales de rose, des plumes seules.

Funambule

2025 - 2026

mixed media

univers original

Format environ 30 x 34 cm.
Aquarelle, gouache acrylique, marqueurs acrylique.
L’origine de cette toile peut paraître futile, une blague de swiftie (fan de Taylor Swift) à propos des anges et démons qu’on porte sur nos épaules, mais cette plaisanterie a fait écho chez moi. Alors que l’image de l’ange et du démon sur les épaules habituellement représentent les influences bonnes et mauvaises des choix faits par le cerveau humain, la modification faite ici exprime autre chose. Grâce à elle, j’ai pu mettre en image un concept qui venait de faire son entrée dans ma vie : les phases hautes et les phases basses.
Dans ma pratique, j’ai déjà beaucoup exploré les phases basses, bon nombre de mes personnages sont tristes, et j’ai fait mon dossier de Terminale sur le Deuil. Mais à l’époque, je pensais que ces phases basses, qui ne cessaient de revenir malgré toutes les approches thérapeutiques suivies, étaient un coup de malchance. Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que ma dépression n’était pas une épée de Damoclès au-dessus de ma tête qui ne cessait de frapper mais la pile d’une pièce dont je n’avais pas reconnu la face.
En réalité, ces dépressions font partie d’une une balance qui bascule, si on ne la verrouille pas, de l’exaltation à la tristesse. Concept étonnant, celui de l’hypomanie et sa grande sœur la manie, la possibilité d’aller trop bien. Tout s’est bousculé dans ma tête une fois ce concept mis en parallèle avec mes expériences, et ma vie a commencé à prendre une teinte différente. Quand quelque chose se passe dans ma vie, j’en fais une oeuvre, et je n’avais pas encore trouvé ce qui me permettrait de transposer ma découverte sur ce de quoi je suis faite.
”You make me so happy it turns back to sad” chante Taylor Swift dans “Gorgeous”. La bascule accumule de l’énergie dans la phase haute qu’elle renvoie pour faire pencher ensuite tout aussi fort du côté de la phase basse. Et puis, là, la publication de thegratefulpoet, l’idée d’une showgirl et d’une poète torturée qui contrôlent tour à tour la personne entre les deux : la funambule.
Il fallait maintenant trouver la représentation graphique qui irait avec le concept. D’abord, la funambule. J’ai souhaité la représenter dans un état de transe, à la merci des deux figures. Son visage serein et baigné dans la lumière doit signifier l’espoir de se sentir complète, même quand son identité-même est un jeu d’équilibre. Petit détail caché dans la réalisation finale : elle porte bien un t-shirt inscrit “Taylor”.
La poète torturée et la showgirl ont des tenues sorties tout droit de l’univers de Taylor Swift, c’est-à-dire pour l’une la tenue de scène du set The Tortured Poets Department pendant le Eras Tour, et pour l’autre un mix des tenues utilisées dans les contenus promotionnels de The Life Of A Showgirl. Chacune a des attributs propres à leur univers, comme des figures mythologiques. Mais surtout, il n’y en a pas une bonne et l’autre mauvaise. Peut-être qu’elles sont toutes les deux mauvaises, mais peut-être aussi qu’il faut les accepter dans leur entièreté comme des façons différentes de ressentir la vie.
J’essaierai toujours de rester sur le fil sans basculer, mais si jamais je n’y arrive pas, au moins, je sais qu’il peut en sortir quelque chose de joli.

#portrait #art contemporain #réalisme #Taylor Swift




Selfie où l’on voit les cheveux roses de Georgic et une partie de son torse à côté de la toile posée sur un chevalet en extérieur.

Un bout de Georgic

Quatre photos montrant des détails couverts de paillettes sur le collier et le visage de la funambule et sur la poète torturée et la showgirl

Reflets pailletés

Photo de la poète et la showgirl avant la découpe

La poète et la showgirl avant leur découpe

Toile sans les collages.

Le portrait sans artifices

Photo de la toile en cours de création, il y a juste le portrait à l’aquarelle qui est fait. La toile est posée sur une table couverte de peinture et pinceaux dans un atelier.

Dans l’atelier après l’étape de l’aquarelle

Quatre photos de croquis préparatoires sur un carnet

Croquis préparatoires

Photo de la toile avec uniquement le croquis.

Croquis définitif sur la toile

Photo de vignettes dans un carnet de croquis pour tester les couleurs.

Vignettes de test de couleurs

Capture d’écran d’un post écrit par thegratefuelpoet disant “instead of an angel and a devil on my shoulders i have a tortured poet and a showgirl”

L'inspiration qui a fait germer l'idée de la toile